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Abus sexuels de mineurs - un crime contre l'humanité

Nous remercions le Nouvelliste d'avoir bien voulu publier, en ligne uniquement au moment où nous rédigeons ce post, le texte écrit par Isabelle Vuistiner-Zuber pour le Courrier des lecteurs de ce quotidien.

De plus, le Mouvement Suisse pour la Coparentalité Responsable vous invite à découvrir le message, sur le même sujet, de sa présidente. Ce dont on ne parle pas n'existe pas. Il n'y aura de répertoriation possible, de chiffres, d'interventions, que lorsque nous cesserons de retourner le regard face à ce que nous trouvons inconcevable.

L'abus sexuel sur des mineurs, un crime contre l'humanité

14 septembre 2023, Courrier des lecteurs du Nouvelliste


L’être humain est ainsi fait qu’il tente de se tenir à distance de ce qui le bouleverse. L’une des plus grandes peurs de l’humanité semble être celle de sa propre ombre, celle qui amène parfois à tuer, à violer, à s’approprier des biens prévus pour tous. Elle qui existe en chacun de nous et qui a tendance à grandir si on l’ignore, plutôt que de reconnaître qu’elle est là et de l’intégrer.

Parmi ces violences, l’abus sexuel des mineurs, qui les objectifie en les utilisant, atteignant ainsi à leur dignité d’être humain, apparentée ainsi à un réel crime contre l’humanité. Dans les modalités par laquelle elle s’exprime, la pire car commise par ceux qui devraient protéger et chérir: l’inceste.

Face à cet état de fait, notre société détourne son regard. Ces jours-ci, les abus sexuels d’enfants commis par des ecclésiastiques occupent le devant de la scène médiatique et chacun y va de son commentaire indigné et accusateur. Pendant que vous vous indignez, chers concitoyens, des enfants sont violés, chaque jour, dans notre pays, au sein de leur foyer, sans que quiconque – ou si peu – ne cille.

La LAVI fête ses 30 ans d’existence. A cette occasion la RTS a notamment diffusé, dans sa Matinale du 11 septembre dernier, un témoignage poignant. Sentence infligée à un pédophile notoire pour le viol de son petit-fils: 30 jours avec sursis et 1000 francs d’amende. Notre code de procédure pénal est quasi systématiquement enfreint par les premiers intervenants dans ces situations qui, avec une formation lacunaire, décident que faire en cas de suspicion d’abus.

De manière consternante, on en est toujours à tenter d’évaluer si le présumé agresseur a le faciès de l’emploi plutôt que de se concentrer sur les signes d’abus, pourtant clairs, que présente l’enfant. Cessons de nous indigner. Agissons.


Isabelle Vuistiner-Zuber, Granges

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