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LIVRE DE NOTRE FONDATRICE ET PRESIDENTE



Donner la parole aux parents victimes d’exclusion parentale

LIVRE Isabelle Vuistiner-Zuber a recueilli huit témoignages de pères et de mères privés de leur enfant. Elle esquisse des pistes de solutions.

PAR CHRISTINE.SAVIOZ@LENOUVELLISTE.CH

«Le point commun de tous les témoignages recueillis, c’est l’exclusion parentale que ces pères et mères ont subie», raconte d’emblée Isabelle Vuistiner-Zuber, qui a écrit le bouquin «Protection de l’enfance, lettre ouverte à tous ses acteurs». La Valaisanne publie un livre comprenant les récits de vie de huit parents faussement accusés de maltraitance sur leur enfant par leur conjoint respectif. Des personnes qui ont ensuite été privées de leur enfant, suite aux décisions des Autorités de protection de l’enfant et de l’adulte (APEA).

Pères faussement accusés

«L’idée de ce livre germe en moi depuis 2016. Depuis la mort d’un de mes amis qui s’est battu désespérément pour revoir son enfant. Je me suis fait la promesse d’écrire ce livre pour lui», explique Isabelle Vuistiner-Zuber. Depuis lors, elle a reçu plusieurs dizaines de témoignages de papas ayant passé par les mêmes difficultés. «Il y avait une telle impuissance à agir pour ces personnes qui ne se sentaient pas du tout entendues par les APEA.» Certains pères ont été faussement accusés d’abus sexuels par leur ex-conjointe et été privés immédiatement de droit de visite. «Quant à l’enfant, il se trouve dans un conflit de loyauté. Il n’ose plus dire à sa mère qu’il aime son père et inversement si c’est le papa qui a le droit de garde», explique Isabelle Vuistiner-Zuber. L’enfant est également placé au milieu du conflit parental, et peut ainsi assister aux insultes d’un conjoint envers l’autre. «Dénigrer l’autre parent est une maltraitance grave envers l’enfant.» Et selon l’expérience d’Isabelle Vuistiner-Zuber, «les APEA ne savent pas gérer l’aliénation parentale: elles enfreignent régulièrement la loi en ne signalant pas les situations au Ministère public.»

La Valaisanne donne des pistes de solutions. Dont l’application de la méthode Cochem. «C’est de la coopération ordonnée: les parents sont obligés de se rencontrer en présence d’une personne neutre et formée qui sait cadrer et gérer les échanges. Si l’un des parents interfère, il sera sanctionné.» Selon Marie-France Carlier, juge au Tribunal de la famille de Namur, 95% des conflits se résolvent par cette méthode. «Ainsi, on évitera des drames humains qui sont encore trop nombreux», conclut Isabelle Vuistiner-Zuber.

«Protection de l’enfance, lettre ouverte à tous ses acteurs», Editions Soleil Blanc, 362 p., 43 fr.


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